08/04/2004

Qui a dit chaotique?
























Dérapage.
J'aime bien sentir mon esprit se mettre en travers, sentir l'effluve des pensées s'échauffer, odeur de caoutchouc brûlé, et s'évaporer en mes songes étoilés.
Imaginez...
Imaginez le parcours de l'infime perception sensoriel en vagabondage illicite au sein de mon cortex.
En général, cela part d'une chose simple, cela se poursuit en bondissant de songes en songes au gré d’influx électriquement éclectiques à travers un tissu neuronal pour emboutir un paradoxe, une pensée cachée, voilée, voire oubliée. L'intensité de la mise en abîme me donne, en particulier, l'immense satisfaction du vertige, le bonheur précis de ces moments où tout peut choir, où ma présence, insignifiante, ne m'est plus que d'un équilibre instable glissant en un grisant arrêt du temps.
Parfois, je vous le concède, il ne s'agit que d'un acte volontaire, parfois cependant, au gré du flot, je me laisse voguer, n'ayant pour seule volonté que celle du naufragé dans un tumulte de propos, laissant au seul soin spirituel, la joie de rassembler le discours décousu qui s'échafaude sur l'absence, béate et impertinente, de ma conscience.
En guise d'expérience et d'exemple, je parlerai du bonheur que me prodigue quotidiennement la pensée automatique. Je m'offre, en effet, le luxe du laisser aller pensif: bonheur que de laisser une pensée batifoler en nos mémoires, lui insuffler l'espace et la place pour virevolter et se poser où bon lui semble. Tout est question de cheminement. En effet, l'art du bonheur réside dans l’exploration même du lien qui tisse et assemble ces événements éparpillés restant, sans son appui, d'une nature totalement étrangère...
J'en vois deux ou trois qui ne suivent pas. Je vous sens un peu perdu dans vos réflexions et c'est justement de ces égarements dont vous pouvez témoigner: A quoi pensiez-vous? Quel mot vous a fait perdre le fil? Et vers quelle particule pensive vous a-t-il emmené? Enfin, quel lien, mis à part vous, de toute évidence, a permis de les rassembler?
Nous nageons en pleine expérience unique, celle d'une prémisse aux pensées multiples...


sous influence picturale
Stephan Hoenerlooh "Entwurf zu: At the Right Side close to the Picture: Il Tempietto", découvert dans le cadre de l'exposition Art Bruxelles 2004

17:28 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

souvenir familial Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai pensé à des vacances à la mer. La vieille Plymout chargée, arrêtée sur le bord de la route, un pneu crevé...
Ma mère s'occupait de nous tandis que mon père n'est parvenu à changer la roue qu'après trois bonnes heures...

Écrit par : kolod | 09/04/2004

. gagné,
égarement garanti.
trop long à expliquer ici.
à bientôt jibi.

Écrit par : jerome | 09/04/2004

automatique... exquises méandres JB... really. Et les "images" d'Hoenerloh sont des merveilles... j'aime l'association. a la proxima...

Écrit par : kongo | 09/04/2004

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