22/07/2003

escapade musicale


Escapade

 

« Quand mon disquaire me tendit la chose, esquivant un sourire, je compris que le piège venait de se refermer sur moi. 

Je ne sais pourquoi j’ai lancé cette idée stupide, et cupide, fus-je, en pensant que je me sortirais d’un si mauvais pas. 

Je m’explique. 

N’ayant point encore reçu de nouvelles de Nico, j’ai interrogé mes disquaires afin de savoir ce qu’étaient, pour eux, des chansons « tristes » et « en français » (pour mieux comprendre).  Il m’ont affirmé que je n’apprécierais guère, (devais-je en douter ?) mais, unanimement, ils pointèrent Le disque qui selon eux occasionne autant de bénéfice (très plantureux, toujours selon ces mêmes sources) qu’il est insupportable à écouter… 

Evidement, si je le nomme et que, par malheur (ou bonheur, c’est selon), ce disque se trouve être sur votre table de chevet où quelconque endroit qu’il vous plaira (il n’y a de toute façon, que peu de chance, qu’un jour, je vienne vérifier), je risque (mais est-ce un risque ?) de vous froisser et de vous perdre où, du moins de perdre l’attention sérieuse que vous pouvez, de temps à autres, porter à mon blog. 

Cependant, ne rien dire ne serait que peu honnête et très éloigné de la déontologie à laquelle je prétend me tenir.  Je ne tairai donc nullement mon « influence » musicale. Mais pour ne point altérer votre lecture en salissant l’objectivité dont vous avez toujours fait preuve, il vous faudra attendre la fin de ce billet (que je souhaite très court tant l’emprise séductrice tend à me taper sur le système), pour le découvrir.

Emballé, donc, (pas moi, mais le disque), soigneusement, sous un cellophane que j’affectionne tant (cfr Blog-notes) , je pris le disque sous le bras, dissimulant mon inquiétude à l’idée d’être surpris en pareille compagnie, je hâtai le pas pour me réfugier chez moi. 

Evidement, l’horreur atteint son paroxysme quand, d’un air léger, détendu et décontracté, j’entrepris de diffuser dans mon calme intérieur, le fruit de cet imbécile pari. 

Diantre, les premières notes furent assez lourdes à digérer, et l’arrière goût citronné au soupçon de rance traînant dans la sirupeuse mélodie, laissa un certain rictus sur mon faciès. 

J’étais en train d’écouter une chanson « triste » et les larmes aux yeux ne trahissaient que la consternation que j’éprouvais en constatant l’envie ineffable de m’écrouler abattu d’une crise de rire démente dont j’éprouvais difficulté à me dépêtrer. 

Vainement, je tentai, par un enchaînement d’actions habilement et stratégiquement posées, de me rattraper à tout ce qui traînait… 

Mes oreilles, tout d’abord, s’enhardirent de quérir les affres poétiques de cette jeune fille à la voix cristalline : le résultat m’a consterné, j’ai chu sur une chaise, paralysé, tétanisé par cette être ayant perdu un à un tout ses sens, l’ouïe, la vue, et à son instar et à son écoute, je fus brisé, laminé, écrasé, en un mot : « cassé »…

Tandis que la jeune fille, poursuivait son tour de chant, mes doigts tâtonnèrent à la recherche d’une hypothétique télécommande, inexistante chez moi,  et ne parvinrent, finalement, qu’à extirper un livret dont je me hâtai de lire le contenu afin d’occuper mon esprit et de l’écarter de l’attention (ou était-ce la tension ?) titanique tétanique qui semblait l’hypnotiser.  Tandis qu’elle faisait « sa dernière overdose » (dixit -la demoiselle aux chansons tristes-), « inévitablement », je me retrouvai fort surpris et dépourvu en constatant que les textes de toutes ses chansons étaient imprimés, cela devait être du à leur complexité ou à l’architecture grammaticale habile nécessitant que l’on appuie son écoute sur des structures imprimées et ce, pour ne pas en altérer le sens (comme si les trémolos, et les violons déchirant, nous permettaient de douter un instant du statut dramatique).  A moins que cela ne fut pour une application interactive visant à aider quelques professeurs étrangers à proposer de délicieux et savoureux plans langues à de jeunes élèves qui, j’en suis sur, ne pourront que tomber sous le charme indéniable de cette jeune artiste. 

Tandis qu’elle m’énumérait la liste de « ce qu’il nous faudrait pour une vie plus belle, des souhaits, des souhaits, à rêver doucement »,  mes yeux effeuillèrent, à la recherche de cette « femme caché » (là je n’ai pas résisté à placer ce titre là), les photos qui, souvent peuvent offrir une passerelle, une échappatoire spirituelle, pour un ailleurs que l’on n’espère plus serein.  Là, je mets le doigt sur l’incritiquable.  Je ne tiens pas à parler de sa beauté certaine, mais ce qui, me semble t’il, est très intéressant, c’est le rapprochement que je puis faire avec son merveilleux « Rayer l’émotion inutile » et d’émotions inutiles, il en est légion à travers la suggestivité, le manque totale de naturelle ou de la recherche des poses. Evidement, c’est loin d’être pire que ce que l’on peut voir sur les affiches qui décorent et aménagent intelligemment, intelligiblement et du meilleur goût les espaces de nos abribus et cela, pour que l’on se sente si proche du rêve sur papier glacé que l’on nous sert en dessert à chaque instant, à chaque endroit où l’on pose négligemment (innocemment ?) notre regard… J’aurais travaillé différemment mais aurais-je travailler sur tel projet si on me l’avait demandé ? (cela rejoint la morale de la nécessité de la rémunération : travaille t’on pour l’argent ou pour l’accomplissement ?).  Nouvelle évidence, si l’on parcourt les remerciements (et ô, comme cela est souvent intéressant), on peut trouver, entre le chien et le cheval dont elle caresse le souvenir, la présence de ceux qui orchestrent ce genre de disque événementiel et là, à n’en point douter, nous sommes entrés de plein pied dans le merveilleux univers des fabricants d’émotions…

Enfin, dans un dernier sursaut, j’ai laissé l’instinct guider et articuler mon corps, et, en fidèle marionnette, je me suis tourner vers l’amplificateur qui, dans sa position off line m’offrit l’intense satisfaction du silence que je n’interrompis que pour ranger prestement l’objet de ce musical délit. »

C’est une singulière expérience, riche et inédite, ce concerto improvisé sur clavier, s’il ne m’aura profondément bouleversé, aura le mérite de m’avoir distrait.  Cependant, je ne vois pas vraiment ce que je pourrais en écrire ou ce que cela m’aura inspiré.  Je suis désolé que cela soit un échec en ce sens, une prochaine fois, peut-être, mais pas tout de suite, mon esprit sera plus perméable… 

Pour l’instant j’aimerais juste me replonger dans autre chose si vous le permettez en souhaitant, que sur vos lèvres, je puisse trouver l’esquisse d’un sourire, que par mes mots j’aurais réussi à croquer.  J’espère que cette digression n’affectera pas nos relations…

 

 

Sous « influence » musicale

Nolwenn Leroy, (je ne trouve pas le titre), Mercury, Universal, et TF1 réunis (pour le meilleur et pour l’empire).


19:19 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |

Commentaires

C'est bon pour une fois La prochaine fois tu écouteras 3 florent Pagny et le petit bonhomme en mousse de Patrick Sébastien pour ta pénitence.

Écrit par : Outsider | 22/07/2003

:( Pourquoi écrire si gros ???

Écrit par : BloodFlowers | 22/07/2003

j'aime bcp ta description et la manière ds les dernières lignes de faire apparaître "esquisse" je ne sais si j'aurai encore le temps de passer avant mon départ.

j'apprécie la taille des caractères
un autre souhait si c'est possible

découper un long texte en petits paragraphes
et laisser un espace entre 2
si possible évidemment
j'espère que ne pas te facher)

Bonne soirée

Écrit par : francine | 22/07/2003

Je ne suis pas décue... Non Jibi, je reviendrai te lire, même si je n'ai pas la même opinion sur ce disque. Ceci dit, ta description est pour le moins originale et vaut la peine d'être lue de A à Z!!
J'ai très vite écouté cet album . Je l'ai même écouté en boucle à une époque.Oui oui! C'est moi qui te déçoit à présent !
Je ne l'écoute plus du tout, il est vrai.
Il faut tenter sans doute dans le plus profond de nos souvenirs de chercher la cause d'une appréciation musicale ou de mots qui donnent sans doute un déclic au cerveau. Un vécu, un passé.
Il y a matière à réflexion sur ce sujet.
Mais à te relire, je partage cependant de grands points.
Sans doute suis je plus faible à certains jours.Moins lucide, plus influençable.
Bonne journée.

Écrit par : petrouchka | 23/07/2003

Nico? Qui est ce?

Écrit par : Petrouchka | 23/07/2003

Nico? Mais qui est Nico? Je peux juste te diriger vers ses commentaires laconiques:
commentaires des esquisses du 13/07/2003 et du 16/07/2003... je ne crois pas en avoir lu d'autres ici.

Écrit par : jibi | 23/07/2003

:) Je reste ta lectrice ( rire )
J'ai chercher qui était Nolwenn ( rire )
J'avais un soupçon ...... j'ai eu confirmation ...... pardon, mais je n'écouterai pas ( rire )
Mais toi, ecris toujours ..... je me régale de toi.
Actuellement sous influence de "Gypsy Kings " :-D

Écrit par : BloodFlowers | 23/07/2003

Nico ok je suis allée lire, je me souvenais de ce commentaire - qui n'a pas eu de réponse ensuite.la fuite vers l'avant!
Mais ceci dit l'album de Nolwenn n'a rien de comme tout le monde...la preuve!
rires

Écrit par : petrouchka | 23/07/2003

ICQ Oui sur ICQ - il y a possibilité de bien verrouiller pour que tu ne sois plus déranger. D'autant que MSN messenger a pris le relais pour tous les parasites ;) Et d'autres encore comme yahoo...
La nouvelle version d'ICQ est agréable quoique toujours très similaire.Tu peux la télécharger en français si besoin.

Écrit par : petrouchka | 23/07/2003

Choix de livre pour les vacances Si tu as des propositions, elles sont les bienvenues.Ne tardes pas, que je puisse prendre sur le temps de midi pour me les procurer ;)
Pour ce qui est de mon choix, je te répondrai ce soir en rentrant.

Écrit par : petrouchka | 24/07/2003

choix de film je ne loue pas de comédie ou il faut qu'elle soit excellente.
Je suis assez film à thème et à refléxion.
Pas de violence gratuite, ni horreur.
Merci!

Écrit par : petrouchka | 24/07/2003

Quel beau métier.... Je sens déjà les bonnes odeurs des viennoiseries qui le matin me font tant envies...
Et quelle belle définition de cet art tu m'as laissée.
Heureuse d'apprendre qu'il y a encore de la passion.
C'est essentiel.

Écrit par : petrouchka | 24/07/2003

Choix de livres...Merci! Je vais tenter ce midi de trouver ces oeuvres...
Le conseil me semble justifié et dans mes appréciations!
J'espère les trouver ce midi...à suivre.
Merci encore.

Écrit par : petrouchka | 25/07/2003

il me semble avoir vu un nico ds le forum informatique Nolween
rapport avec star accademy?

Écrit par : francine | 25/07/2003

Je suis désolée ... Voici le copier, coller du post que je viens de mettre sur mon blog:
____J'écrivais sur un blog en commentaire le 14 juillet :
"Je dois avoir des envies d'effractions de pensées intimes ( rire )
Je ne dois pas être normale :) "
Je suis normale, ça j'en suis certaine :)
Mais je n’éprouve plus le même plaisir à être en " effraction " … je lis désormais ( nous lisons ) le dialogue de deux personnes .. Bien beau, il est vrai … mais cela, m’a enlevé toute envie de mettre un commentaire.
Il ne faut pas confondre " blog " et " message perso, style pv irc, icq ou autres messageries" _____
Je continuerai à te lire , mais je ne cliquerai plus commentaire.
Amitiés

Écrit par : Mel_Bloodflowers | 26/07/2003

le premier de mes mp3 sur mon blog .... Etait un mp3 libre que j'ai récolter sur un site .... un coup de coeur sans raison .... ce garçon n'est pas connu ( je crois )
Mais qu'importe ... voici l'adresse où je l'ai trouvé :
< " target="_blank">http://www.kissdesign.net/sommaire/page.htm>
Là tu descends vers plus bas et tu cliques sur "compositions musicales" et là tu écoutes et charges ce que tu souhaites :)
J'ai charger les 4 :)
Si j'avais eu ton adresse mail ... je t'aurai envoyer une invitation à visiter :)
Voilà ....ai-je répondu à ta demande ?
Bonne soirée Esquisse ou JIBi ( je ne sais plus ) (rire)

Écrit par : Mel_Bloodflowers | 26/07/2003

xanax http://xan911.short.be
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Écrit par : xanax | 26/06/2006

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