18/07/2003

les mots épurés

Aujourd’hui, j’ai épuré mes mots…

Je n’en ai prononcé de trop…

Juste le nécessaire, l’indispensable. 

Inconsciemment, j’ai opéré le choix de ne pas parler. 

J’ai laissé aux autres le soin de s’épandre, je me sentais si loin, et pourtant si proche, cela est si étrange.  Je pouvais percevoir à une infime distance, la vérité d’un instant, le sens. 

Je n’avais plus aucun doute, j’avais envie de partager cela, mais autour de moi, il n’y avait personne.  Juste des âmes éteintes, occupées à s’affairer des choses des hommes. 

Comme il m’est d’habitude, en ces jours, je n’ai dérangé, ni bouleversé personne.  J’ai refermé comme un papillon mes pensées et je les ai rangées précautionneusement au fond de mon tiroir.  Je les gardes pour un jour les partager.  Je les garde mais n’en fait nul secret.

 

Le silence et l’ennui.

Dans une salle immense, un vieux piano désaccordé raisonne. 

Ses notes, monotones, carillonnent. 

Dans une grande salle, se groupe un peuple d’Hommes.

Des Hommes aux oreilles sourdes aux sons qui les entourent.  

Où sont ceux qui les entourent ? 

Les Hommes pestent, boudent et bougonnent.

Les Hommes, en nombres, s’isolent.

Les Hommes, en ombres, s’absolvent.

Seuls, les Hommes, s’abandonnent. 

Dans une salle immense, un vieux piano désaccordé raisonne. 

Sur les touches, les doigts d’un enfant qui rayonne…

 

Je n’éprouve aucune fierté à m’être tu, je constate simplement la relativité de la nécessité.

 

 

Sous influence musicale

a silver mt. zion, « He has left us alone, but shafts of light sometimes grace the corner of our rooms… », Constellation


21:39 Écrit par jibi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

suis heureuse de te retrouver même si je te sens mélancolique.
J'espère que tu passeras un bon week end

Écrit par : francine | 18/07/2003

Bon samedi et dimanche .. Merci d'écrire et restes sous influence :)

Écrit par : Mel_Bloodflowers | 19/07/2003

Ne me reste que la peau sur les mots... ...tu n'éprouves aucune fierté à t'être tu ; je ne'en éprouve aucune à être je.

b.

Écrit par : Bergman | 20/07/2003

...oups ! ...et tous mes sorry pour la faute de frappe. Je suis pourtant plus coutumier des fautes de goût.

b.

Écrit par : Bergman | 20/07/2003

Et nous voilà 2! Sans le savoir, nous avons été au moins deux à s'être tus...
Heureuse de te lire à nouveau!
Dans le plus grand des silence.

Écrit par : petrouchka | 22/07/2003

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